4 octobre 2022
Les législateurs français font pression pour que le droit à l'avortement soit inscrit dans la constitution

Les législateurs français font pression pour que le droit à l’avortement soit inscrit dans la constitution

Après la décision sismique de la Cour suprême américaine vendredi, des députés français demandent que le droit à l’avortement en France soit protégé par la Constitution.

Les législateurs du parti Renaissance du président français Emmanuel Macron vont proposer samedi un projet de loi parlementaire visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution.

Cette initiative intervient après que la Cour suprême des États-Unis a annulé vendredi la décision historique « Roe v. Wade » de 1973.

« En France, nous garantissons et faisons progresser les droits des femmes. Nous les protégeons », a déclaré Aurore Bergé, chef du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale et l’un des principaux auteurs du projet de loi.

Un autre co-sponsor, Marie-Pierre Rixain a tweeté : « Ce qui se passe ailleurs ne peut pas se passer en France. Nous devons protéger le droit à l’avortement pour les générations futures.

En 2018 et 2019, le parti d’Emmanuel Macron – qui s’appelait alors La République en Marche – a refusé de soutenir les projets de loi proposés par le parti de gauche, La France Insoumise, visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution.

Dans une interview accordée samedi à France Inter, Mme Bergé a laissé entendre que le succès du Rassemblement national de Marine Le Pen aux élections législatives du début du mois avait créé un sentiment d’urgence nouveau.

Elle a décrit les députés d’extrême droite comme des « adversaires farouches de l’accès des femmes à l’avortement » et a déclaré qu’il était important de « ne prendre aucun risque » pour l’obtenir.

Le Premier ministre français, Elisabeth Borne, s’est prononcé en faveur du projet de loi.
Le bloc d’opposition de gauche, NUPES, le soutient également et avait prévu de proposer son propre texte de loi identique lundi.

M. Macron cherche des alliés parlementaires pour faire passer des réformes après que sa formation a perdu sa majorité aux élections législatives au début du mois.

Le délai légal pour interrompre une grossesse en France est passé de 12 à 14 semaines lors de la dernière législature.

Pour modifier la Constitution, il faut que l’Assemblée nationale et le Sénat adoptent le même texte, puis que le Parlement réuni en congrès dispose d’une majorité des trois cinquièmes. L’autre option est un référendum.

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