25 septembre 2022
Les Jeux olympiques de Paris sont confrontés à des obstacles de taille

Les Jeux olympiques de Paris sont confrontés à des obstacles de taille à deux ans de leur ouverture

En quittant les Jeux olympiques de Tokyo en août dernier, Tony Estanguet, chef du comité d’organisation de Paris 2024, a déclaré à l’AFP qu’il était « prêt à courir un marathon à la vitesse du 100 mètres ».

Le chronomètre tourne, et à deux ans de l’ouverture des Jeux, le 26 juillet 2024, c’est devenu un 100 m avec des haies.

La sécurité est un gros casse-tête, mais l’AFP Sport se penche ici sur trois autres problèmes sérieux auxquels sont confrontés le Comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris (COJO) et le gouvernement français.

Budget : de plus en plus élevé

La maîtrise du budget, comme souvent avec les Jeux olympiques, s’est avérée être une bataille avant même Covid-19 et la récente flambée de l’inflation.

En septembre 2020, les organisateurs, accusant la pandémie, ont annoncé des coupes de 400 millions d’euros dans un budget alors estimé à 3,8 millions d’euros.

Désormais, le problème des dépenses est l’inflation.

Du côté des recettes, la vente des billets ne commence qu’en décembre et le COJO n’a pas encore rempli tous ses derniers créneaux de sponsoring importants, bien que les organisateurs espèrent que le titan français du luxe LVMH s’engagera.

« Ils sont très tendus en termes de budget », a déclaré à l’AFP une source proche du dossier.

L’été dernier, la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), chargée de superviser la construction des sites olympiques et d’autres infrastructures permanentes, notamment les ponts et les autoroutes, a revu à la hausse son estimation budgétaire, la portant à 4 milliards d’euros.

Sur ce montant, 1,55 milliard d’euros proviennent des fonds publics.

Après s’être inquiétée des problèmes de chaîne d’approvisionnement au début de l’année, la Solideo s’inquiète désormais de l’inflation.

Sa position est que quelqu’un va devoir assumer les coûts supplémentaires.

Selon toute probabilité, ce sera l’État français qui a fourni les garanties financières. Mais en ces temps difficiles, les dépenses excessives risquent de dilapider le soutien public aux Jeux.

Transport : de plus en plus lent

L’une des raisons de l’organisation des Jeux olympiques est d’attirer des visiteurs.

Pour Paris, qui est déjà l’une des villes les plus touristiques du monde, la gestion des 10 millions de spectateurs espérés, nationaux et étrangers, pourrait s’avérer difficile.

Deux lignes de métro prévues pour relier les sites olympiques au centre de Paris ne seront pas terminées à temps, mais les organisateurs et l’État disent en avoir tenu compte.

L’attention s’est concentrée sur les transports publics après que des grèves et des goulets d’étranglement ont contribué au chaos qui a entaché la finale de la Ligue des champions de cette année au Stade de France, qui accueillera les Jeux olympiques d’athlétisme.

Un rapport sur les transports, qui tirera les leçons de cette expérience profondément embarrassante, doit être soumis au Premier ministre français à l’automne.

La France est également confrontée à une pénurie de chauffeurs de bus, ce qui pourrait poser des problèmes lorsque le COJO affrète la flotte d’autocars et de bus dont tous les Jeux ont besoin.

Les Jeux paralympiques attirent l’attention sur le manque d’accessibilité de la plupart des transports français et de nombreux bâtiments, même si les organisateurs affirment que de nombreux progrès ont été réalisés.

Dopage : de plus en plus tard

Plusieurs sources dans le monde de la lutte contre le dopage ont déclaré à l’AFP que le COJO a été « très en retard » dans la mise en place de son organisation antidopage, à tel point que « le CIO est inquiet ».

Alors que l’Agence internationale de contrôle (AIC) prendra le relais pendant les Jeux, c’est au COJO de prévoir la logistique pour qu’il puisse intervenir et travailler correctement.

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