30 septembre 2022
Le gouvernement français va poursuivre le gel des prix de l'énergie jusqu'en 2023 au moins

Le gouvernement français va poursuivre le gel des prix de l’énergie jusqu’en 2023 au moins

Le gouvernement français va poursuivre le gel des prix du gaz et de l’électricité au moins jusqu’à la fin de l’année, voire jusqu’en 2023, a confirmé le ministre de l’économie.

Alors que les prix de l’énergie se sont envolés dans toute l’Europe à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et des sanctions qui ont suivi, les ménages français ont été largement protégés de l’augmentation de leurs factures.

Le boulier tarifaire du gouvernement a gelé les prix du gaz et plafonné la hausse des prix de l’électricité à quatre pour cent.

Le gel actuel est en place jusqu’à la fin du mois de juin, mais le gouvernement d’Emmanuel Macron a déjà déclaré qu’il serait prolongé, cette prolongation étant officialisée après les élections législatives de juin.

Lors d’un point de presse lundi, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a déclaré que le gel des prix serait en place au moins jusqu’à la fin de 2022.

« Les prix du gaz seront gelés et les prix de l’électricité seront plafonnés à 4 pour cent tout au long de l’année 2022. »

Il a ajouté : « Sans ces mesures, les factures des Français auraient augmenté en 2022 de 60 % pour le gaz et de 45 % pour l’électricité. »

En ce qui concerne 2023, il ne s’est pas engagé à poursuivre le gel des prix, mais a déclaré que le gouvernement français « continuera à protéger les consommateurs contre les hausses de prix, en particulier les ménages à faibles revenus ».

Il a déclaré que « toutes les méthodes restent sur la table » afin de protéger les consommateurs, affirmant que les énormes pics des prix de l’énergie observés dans toute l’Europe étaient « insupportables et inacceptables », en particulier pour les personnes aux revenus les plus faibles.

La propriété publique des entreprises énergétiques permet au gouvernement français de réguler les prix du gaz et de l’électricité, mais les ménages français sont toujours frappés par la hausse des prix d’autres produits, notamment les denrées alimentaires, les produits ménagers et l’essence.

Le gouvernement a introduit une subvention sur les prix des carburants jusqu’en juillet et des discussions sont en cours sur l’émission d’un chèque alimentaire pour les ménages à faibles revenus, similaire au chèque énergie de 100 euros introduit plus tôt dans l’année.

La crise du coût de la vie a été le thème principal des élections présidentielles d’avril et reste un élément clé de la campagne pour les élections législatives de juin.

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