25 septembre 2022
La députée pro-Macron devient la première femme présidente du Parlement français

La députée pro-Macron devient la première femme présidente du Parlement français

La chambre basse du Parlement français a accepté de choisir une députée de la coalition centriste du président Emmanuel Macron comme première femme présidente, bien que l’alliance au pouvoir ait perdu sa majorité aux élections législatives.

Yael Braun-Pivet, qui était ministre des outre-mer, est la première femme à occuper le poste de président dans l’histoire de l’Assemblée nationale.

Malgré la perte de sa majorité globale, l’alliance au pouvoir de M. Macron a réussi à faire passer sa nomination au second tour du scrutin.

Le Premier ministre Elisabeth Borne et d’autres partisans de Macron ont essayé de convaincre des parlementaires de droite et de gauche modérée de renforcer leurs rangs.

Mme Borne, nommée le mois dernier, est la deuxième femme Premier ministre de France après le bref passage d’Edith Cresson dans les années 1990.

Olivier Marleix, chef du groupe de centre-droit Les Républicains, considéré comme le plus compatible avec Macron, a rencontré Borne mardi. « Nous lui avons répété qu’il n’est pas question d’une quelconque coalition », a-t-il déclaré.

Mais il a ajouté que la première ministre « a vraiment montré qu’elle voulait nous écouter. C’est plutôt un bon signe.

« Nous sommes ici pour essayer de trouver des solutions », a-t-il ajouté. « Il y aura quelques projets de loi pour lesquels je pense que nous devrions pouvoir travailler ensemble », notamment un projet visant à stimuler le pouvoir d’achat des ménages face à l’inflation des produits alimentaires et énergétiques.

« Il n’est pas dans l’intérêt des partis qui viennent d’être élus » de conclure un accord à long terme pour soutenir le gouvernement, a déclaré Marc Lazar, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po).

Borne sous pression

Une question clé sera de savoir si le vote de jeudi pour diriger la commission des finances – avec ses pouvoirs étendus pour contrôler les dépenses du gouvernement – sera remporté par un député du Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite.

Dirigé par Marine Le Pen, l’opposante battue de Macron à la présidentielle, le RN pourrait normalement prétendre à ce poste en tant que plus grand parti d’opposition.

Il est confronté à un défi de taille de la part de l’alliance de gauche NUPES – comprenant les Verts, les communistes, les socialistes et la France insoumise (LFI) – qui s’est mise d’accord mardi sur un candidat commun après quelques bousculades internes.

La semaine prochaine, les échanges pourraient s’intensifier dans l’hémicycle, alors que la chef du gouvernement, Mme Borne, prononce un discours exposant ses priorités politiques.

Ce week-end, M. Macron a déclaré à l’AFP qu’il avait « décidé de confirmer (sa) confiance en Elisabeth Borne » et lui a demandé de poursuivre les discussions afin de trouver soit des alliés pour le gouvernement au Parlement, soit au moins un soutien pour les votes cruciaux de confiance et de budget.

Le président a exclu toute augmentation des impôts et de l’emprunt public dans tout compromis avec les autres partis.

Même si le gouvernement projette de poursuivre ses activités comme si de rien n’était, le parti de gauche LFI a promis d’essayer d’empêcher des propositions clés, comme la réforme phare visant à faire passer l’âge légal de la retraite de 62 à 65 ans.

Le chef adjoint du parti, Adrien Quatennens, a déclaré dimanche qu’il n’y avait « aucun accord possible » avec Macron, affirmant qu’une coopération n’aurait « aucun sens ».

« Nous n’avons pas entendu (Macron) bouger ou reculer d’un iota sur la réforme des retraites » ou d’autres politiques controversées, a-t-il ajouté.

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